Deux rencontres-lectures sur les Berges

 

Berges Ephémères : deux rencontres-lectures au bord de l’eau

 
Le jeudi 16 juillet à partir de 17 heures et le jeudi 6 août à la même heure, deux rencontres-lectures sont prévues sur les Berges Ephémères avec deux auteurs, Sophie Lemp et Chantal Detcherry.
 
Ces rencontres sont organisées dans le cadre général des animations des Berges Ephémères et plus particulièrement, des interventions de la bibliothèque municipale qui se délocalise sur les bords du fleuve pendant l’été.
 
Les deux rencontres seront animées par Serge Airoldi, directeur artistique des Rencontres à Lire.
 

Sophie Lemp

Sophie Lemp a trente-cinq ans. Après avoir été comédienne, elle travaille désormais principalement pour les fictions de France Culture, en tant qu’adaptatrice et auteur. Elle a notamment adapté Il était un piano noir, mémoires de Barbara, Passion simple, L’Événement et Les Années d’Annie Ernaux, et écrit deux courts feuilletons radiophoniques, Éperdue et Vers la mer. A Dax, elle évoquera Le Fil qui est son premier texte publié, aux éditions De Fallois.
 

L’argument

Alors qu’elle vide l’appartement de sa grand-mère, sur le point de mourir, la narratrice trouve trois carnets qui lui sont destinés. Pendant près de vingt-cinq ans et sans jamais le lui dire, sa grand-mère a relaté pour elle, son unique petite-fille, leurs mercredis, leurs vacances, leurs échanges quotidiens. La lecture de ces carnets permet à la narratrice d’affronter le vide de l’absence plus sereinement, revisitant son enfance et ses souvenirs à travers le regard de celle qu’elle chérissait. C’est riche de ces mots que, peu de temps après, elle prend la plume à son tour pour faire le portrait de sa grand-mère. Et ce qui est au départ une histoire particulière devient un livre sur le deuil, le temps et la mémoire. Ponctuant son récit d’extraits des carnets, mais aussi de lettres, de journaux intimes, l’auteur déroule ce Fil. Que devient un lien étroit lorsque la mort survient? Que garde-t-on de l’autre, que transmet-on aux autres? 
Un Fil qui, au-delà du chagrin et du manque, est celui de la vie.
 
Jeudi 16 juillet, à partir de 17 heures sur les Berges Ephémères
 
 
 

Chantal Detcherry

Ecrivain de l’ailleurs aussi bien que de l’intime, Chantal Detcherry a publié des livres d’impressions de voyage sur l’Inde, le Népal, la Grèce, ainsi que de la poésie, et des romans et des récits enracinés en Aquitaine, qui est sa terre natale.
Une mère autrichienne mélancolique et fantasque a donné à Chantal Detcherry le goût profond de la nature, la compassion pour les bêtes, le respect de la vie la plus infime. Un père landais bûcheron, résinier puis vigneron, a suscité en elle l’admiration pour le travail bien fait et la simplicité du geste. Cette origine rurale en terre d’Aquitaine lui a légué un puissant intérêt pour les vies humbles, pour le cycle des saisons, pour le silence, pour la contemplation.
Mais dès l’enfance, Chantal Detcherry découvre aussi la séduction de la littérature : la passion des histoires, de l’imaginaire, de la pensée, de la culture. Le goût des mots, leur beauté, leur multiplicité, vont l’arracher à sa condition première de fille de paysan.
C’est aussi dans la littérature qu’elle contractera la passion de l’ailleurs – qu’elle côtoie également dans sa vie professionnelle puisqu’elle enseigne la littérature française aux étudiants étrangers. De nombreux voyages, en Europe, en Afrique, et surtout en Asie nourrissent sa nature rêveuse et son écriture. Elle s’y découvre plus intensément humaine dans la rencontre des cultures multiples et de l’altérité.
Outre la littérature, elle se sent concernée par nombre de formes d’art, mais elle est animée d’une curiosité passionnée pour les arts populaires et naïfs, pour les arts « bruts » ou « sauvages » ainsi que pour les arts Premiers, curiosité qu’elle relie à un goût de l’ethnologie, et aussi à une interrogation sur les origines, à la fois celles du monde, et les siennes propres.
Le deuil lui a enseigné que ce sont les choses les plus simples qui sauvent et constituent le cœur de l’existence. Que l’essentiel est de se retrouver au plus près de sa propre vérité. Que pour être au monde, la poésie mise en pratique à chaque instant est un idéal à cultiver.
Ecrire sur la relation que l’on entretient avec un chat aimé participe exactement de cela.
 
La vie plus un chat éditions Passiflore, 2015.
Riches Heures (récit) a reçu le Prix Littéraire d’Aquitaine en 2005.
En ce jardin où je m’avance (poésie) a reçu le Prix de Poésie Contemporaine « Prix PoésYvelines » en 2006
 
 

L’argument

Quand un chat couleur de nuage apparaît un jour dans le jardin d’une maison de ville, il s’ensuit un coup de foudre entre la maîtresse des lieux et lui, puis une vie faite de menus événements qui constituent comme la biographie d’un chat. La narratrice s’y enchante de la beauté, de la grâce toujours renouvelées que son compagnon inattendu introduit dans le cours de sa vie.
«...Tout en vous appartenant maintenant, il reste un peu dehors, et cela fait toujours : la vie plus un chat. Ce qui donne, je vous assure, une somme énorme ».  C’est ainsi que le poète Rainer Maria Rilke – écrivant pour l’enfant amoureux de chats qui allait devenir le peintre Balthus – saisit en quelques mots la forte relation, faite de familiarité et d’étrangeté, qui peut lier un humain et un chat.
 
Jeudi 6 août,  à partir de 17 heures sur les Berges Ephémères